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"Une jeune fille qui aime croit que tout le monde l'ignore.
Elle met sur ses yeux le voile qu'elle a sur son coeur; mais quand il est soulevé par une main amie, alors les peines secrètes de son amour s'échappent comme par une barrière ouverte, et les doux épanchements de la confiance succèdent aux réserves et aux mystères dont elle s'environnait. Virginie, sensible aux nouveaux témoignages de bonté de sa mère, lui raconta quels avaient été ses combats, qui n'avaient eu d'autres témoins que Dieu seul, qu'elle voyait le secours de sa providence dans celui d'une mère tendre qui approuvait son inclination, et qui la dirigerait par ses conseil ; que maintenant, appuyée de son support, tout l'engageait à rester auprès d'elle, sans inquiétude pour le présent, et sans crainte pour l'avenir Mme de la Tour voyant que sa confidence avait produit un effet contraire à celui qu'elle en attendait, lui dit: “Mon enfant, je ne veux point te contraindre, délibère à ton aise; mais cache ton amour à Paul. Quand le coeur d'une fille est pris, son amant n'a plus rien à lui demander.”
Nostalgie d’Oriane (feutre rose fluo) : et dire que j’ai été comme ça, amoureuse sans réserve à dix sept ans et que j’avais aussi osé en parler à ma mère… Mais sa réaction avait été très différente, mon amoureux était pauvre, inconnu, sans nom, ma mère (je crois ne l’avoir jamais appelée maman) fit en sorte que je ne puisse plus le voir. Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas elle qui s’est arrangée pour que je fasse la connaissance du lieutenant Proust qui correspondait mieux à ses attentes.
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